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| L’allée silencieuse de la bibliothèque | |||
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Titre : L’allée silencieuse de la bibliothèque
Créé : 10/11/2025 à 15:36:54 Le couloir reculé de la bibliothèque semblait respirer lentement sous la lumière tamisée des lanternes enchantées, comme si les murs eux-mêmes accumulaient les secrets qu’on y avait enfouis depuis des décennies. C’était précisément cet endroit que Dothael recherchait depuis que ses nuits s’étaient peu à peu transformées en un enchevêtrement de cauchemars trop vivants pour être ignorés, et depuis que la cicatrice sur son flanc refusait de cicatriser complètement, pulsant à des moments aléatoires comme une seconde respiration, étrangère et pourtant intimement liée à la sienne. Il avait empilé autour de lui plusieurs ouvrages dont les couvertures craquelées portaient des titres inquiétants ou hermétiques ; certains parlaient de malédictions corporelles, d’autres de traumatismes magiques, et quelques-uns, auxquels il revenait sans oser trop s’attarder, abordaient les effets de morsures qu’aucun guérisseur ne parvenait à identifier clairement.
Il lisait sans réellement comprendre, son regard s’accrochant aux lignes pour aussitôt glisser, comme si son esprit refusait d’absorber ce que son cœur soupçonnait déjà. Les mots dansaient, se brouillaient, perdaient leur cohérence, et chaque fois qu’il tentait de reprendre sa lecture, un frisson désagréable remontait le long de son dos, le forçant à interrompre sa respiration durant quelques secondes. La fatigue n’expliquait pas tout ; la tension qui vibrait dans son corps n’avait rien à voir avec une simple nuit blanche. C’était une sorte d’électricité sourde, presque animale, qui s’enroulait autour de ses nerfs et transformait la moindre pensée en un fil prêt à rompre. Il referma un premier ouvrage avec plus de force qu’il ne l’aurait voulu, créant un écho sec dans l’étroit couloir, écho qui lui donna aussitôt l’impression d’être observé, comme si quelque chose d’invisible avait soudain redressé la tête. Un autre livre trouva sa place entre ses mains, mais il n’y trouva pas davantage de réconfort, seulement des descriptions trop précises des états émotionnels post-traumatiques qui lui paraissaient étrangement familiers. Il lut un passage une première fois, puis une seconde, puis une troisième, chaque relecture ajoutant une pression supplémentaire sur son sternum jusqu’à ce qu’il sente son souffle devenir plus court, plus heurté, presque fébrile. L’air autour de lui semblait se densifier, comme si la bibliothèque retenait son souffle. Les lanternes vacillèrent faiblement, projetant des ombres ondulantes sur les étagères, ombres qui se déformaient au rythme de ses propres pensées. Il passa une main sur son flanc avec un geste qui se voulait apaisant, mais le simple contact de ses doigts raviva une sensation de chaleur presque douloureuse, ce qui lui fit détourner le regard, comme par honte d’admettre que cette marque, invisible aux autres, devenait chaque jour plus présente, plus intrusive, comme si elle cherchait à imposer son propre langage à son corps. Une image de la nuit de l’attaque s’imposa malgré lui dans un flash trop bref pour être distinct, mais suffisamment puissant pour lui nouer la gorge ; il revit l’obscurité, l’ombre indistincte, le bruit du craquement qui avait précédé le choc, puis le moment où tout s’était effondré. Il secoua la tête, non pas pour oublier, mais pour repousser cette sensation de vertige qui menaçait de l’aspirer. Ses doigts tremblaient légèrement lorsqu’il tourna une nouvelle page, et ce détail, pourtant insignifiant, le frappa comme une vérité qu’il n’était plus capable de nier. Il inspira profondément, dans l’espoir de calmer ce mélange d’angoisse et de colère qu’il peinait désormais à séparer. Il avait toujours été capable de compartimenter, de ranger ses émotions dans des boîtes parfaitement scellées, mais quelque chose en lui faisait sauter ces verrous les uns après les autres, comme si la nuit de l’attaque avait fissuré tout ce qu’il croyait maîtriser. Il se sentait moins lui-même, moins stable, plus vulnérable et paradoxalement plus irritable, prêt à exploser pour des détails autrefois insignifiants. Un bruit finit par briser le silence, si discret qu’il aurait pu passer pour un souffle d’air dans les rideaux, mais il n’y avait ni vent ni fenêtre dans ce couloir. Dothael redressa légèrement la tête, et son cœur accéléra avant même qu’il ne puisse rationaliser ce qu’il avait entendu. Le bruit se répéta, cette fois plus net : un pas, léger, comme si la personne qui s’avançait hésitait encore à pénétrer plus profondément dans l’allée. Il aurait voulu ignorer cette présence, faire comme si elle n’existait pas, mais son corps entier réagit avant même que son esprit ne l’ordonne, sa peau se hérissa, son souffle devint plus silencieux, et la cicatrice sembla palpiter en réponse à cette intrusion. Il leva les yeux, et c’est alors qu’il aperçut la silhouette qui se dessinait près du bout du couloir. Une jeune fille se tenait là, éclairée par l’une des lanternes enchantées, dont la lueur chaude donnait à son visage une douceur presque irréelle. Ses cheveux sombres, légèrement relevés, encadraient un regard clair et concentré, un regard qui trahissait autant de curiosité que de prudence. Elle portait l’uniforme de Serdaigle, impeccablement ajusté, et tenait contre elle un livre aux bordures argentées. Elle semblait hésiter entre faire demi-tour ou avancer, mais lorsqu’elle aperçut Dothael, son expression se transforma légèrement, comme si l’observer dans cet état lui inspirait une forme d’inquiétude sincère qu’il n’avait pas l’habitude de recevoir de quiconque. Dothael sentit son ventre se resserrer, non pas par peur, mais parce que son esprit n’était pas prêt pour une présence humaine, encore moins pour une présence qui pénétrait aussi directement la bulle chaotique qu’il tentait en vain de préserver. [ Qu’est-ce qu’elle fait ici ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi dans ce couloir où personne ne vient jamais ? Elle va voir que je ne suis pas dans mon état normal… et je ne veux pas qu’on me regarde comme quelqu’un qui se fissure. Mais j’ai l’air d’un fou enfermé dans ses propres pensées, et ça aussi, elle le voit probablement déjà. ] Il resta immobile, le regard ancré dans le sien, incapable de masquer l’épuisement qui alourdissait ses traits et l’inquiétude encore vive qui lui serrait la poitrine. La présence de cette Serdaigle le désarmait autant qu’elle l’intriguait ; elle ne semblait pas être là pour juger, mais sa simple existence à cet instant précis suffisait à bousculer le fragile équilibre qu’il tentait de maintenir. Il sentit sa gorge se serrer, chercha ses mots sans réussir à les attraper, et se contenta de l’observer, comme si comprendre son intention pouvait calmer l’agitation qui tourbillonnait dans son esprit. |
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Titre : Re : L’allée silencieuse de la bibliothèque
Créé : 11/11/2025 à 10:48:27
Installée sur un des poufs de la bibliothèque, Hedwidge lisait. Concentrée, elle contemplait les lignes de lettres comme si elles représentaient un trésor. Elle ne lisait pas l'histoire, elle la vivait, la ressentait. Plongée dans un autre monde, où elle ne voyait pas le temps passer, elle ne remarqua pas tout de suite la porte discrète, se fondant dans le mur en face d'elle. Toute blanche, jusqu'à la poignée, elle était en bois et possédait très peu d'ornements par rapport aux autres portes du chateau.
L'aiglonne arrivait à un moment crucial de son roman, celui de l'affrontement final, et trépignait d'impatience. C'est ce moment là que choisit une bande de cinquième année pour débarquer. Ils parlaient bruyament, riaient fort et faisaient un boucan insupportable. Impossible pour elle de se concentrer ! Àprès avoir relu une dizaine de fois la même ligne, elle referma son bouquin d'un coup sec. Énervée, elle pris son livre, se leva et chercha un coin plus tranquille où elle pourrait lire EN PAIX. Malheuresement, où qu'elle aille, il y avait du bruit. Soit parce que le bruit que faisaient les cinquièmes années était toujours trop fort, sois parce que d'autres élèves voire parfois animaux faisaient du bruit ! Exaspérée mais résignée, elle se dirigea vers la sortie. C'est alors qu'elle la remarqua. La porte. Elle semblait l'attirer, comme si il fallait qu'elle y entre. Obéissant à cette impulsion, elle tourna la poignée, et entra dans la pièce se trouvant derrière. La pièce n'étant éclairée que par des lanternes, il y faisait légèrement sombre. Elle sursauta quand elle aperçut un garçon à la tignasse rousse, un livre ouvert sous ses yeux. Il la dévisageait, l'air un peu inquiet. Intriguée, elle essaya de fouiller dans sa mémoire. Elle l'avait croisé une ou deux fois, mais ne connaissait pas son nom. Il avait l'air plutôt fatigué. Inquiète et légèrement mal à l'aise, elle se demandait si il voulait qu'elle le laisse tranquille ou pas. Finalement, sa curiosité l'emporta et elle fit un pas en avant. Il n'avait pas l'air méchant, plutôt triste, ou tourmenté. Avait-il besoin d'aide ? En tout cas, il lui semblait qu'il ne voulait pas forcément qu'elle s'en aille. Il attendait, c'est tout. Son silence semblait vouloir dire plus de choses que les mots ne le pourraient jamais. Malheuresement l'"aiglonne était incapable de décoder ce language profond. Alors, un peu intimidée et hésitante, elle pris une inspiration et lui dit : Heu... Salut ! ![]() vava de Wilhelmina Bronner - signa de Dragona Granger Call me Tedwidge Fière amie de Dragona et de Diane ------ Fiche éleveuse Vive le club des Zanimaux ! Rp OOOOONNNN |
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Titre : Re : L’allée silencieuse de la bibliothèque
Créé : 20/11/2025 à 17:16:12
* Dothael redressa lentement la tête lorsque la voix d’Hedwidge effleura l’air, aussi fragile qu’une plume posée sur l’eau. Pendant un instant, il resta suspendu dans un entre-deux étrange, comme si son esprit, encore englué dans les cauchemars et les pages noircies qu’il tentait d’avaler depuis des heures, refusait d’admettre que quelqu’un venait réellement de briser le silence. Ses yeux fixèrent la silhouette de la jeune Serdaigle sans parvenir à décider si elle était une présence tangible ou une illusion née de sa fatigue. * La lumière des lanternes enchantées glissait sur ses cheveux blonds et donnait à son visage un éclat doux, presque irréel dans cet endroit où l’ombre semblait d’habitude tout dévorer. Ce contraste heurta quelque chose en lui. Une part de lui, instinctive et nerveuse, voulut détourner le regard, protéger sa faiblesse, cacher les tremblements de ses doigts encore serrés sur la couverture du livre. Mais une autre part, plus silencieuse, presque affamée de présence humaine, l’empêcha de se refermer tout à fait. * Il cligna plusieurs fois des yeux pour rassembler ses pensées et chercha sa voix dans un souffle hésitant. * Salut… * répondit-il enfin, le timbre plus rauque qu’il ne l’aurait voulu. * * Il ferma le livre devant lui d’un geste lent, presque cérémoniel, comme s’il essayait de masquer à la fois ce qu’il lisait et ce que cela représentait pour lui. Les ouvrages empilés autour de lui projetèrent des ombres * plus lourdes encore, leurs titres trop parlants brillant faiblement sous la lumière : Traumatismes magiques et mutations imprévisibles, Bestiaire des morsures obscures, L’âme et la chair. Il sentit une pointe de panique remonter dans sa gorge à l’idée qu’elle puisse comprendre ce que ces recherches trahissaient, et un instant, il lutta contre l’envie presque violente de tout refermer brutalement pour cacher les preuves. Son regard retourna vers elle malgré lui et il la vit avancer d’un pas prudent, presque inquiet. Ce simple geste fit vaciller une émotion qu’il n’avait plus ressentie depuis des jours : la sensation qu’on le voyait vraiment, même si ce n’était qu’un éclat ténu. Tu ne devrais pas être ici, murmura-t-il finalement, la voix basse mais sans dureté. Personne ne vient jamais dans ce couloir… comme si la bibliothèque voulait l’oublier. Ce n’était ni une invitation ni un refus. C’était un constat étrange, presque poétique, laissé là pour masquer le chaos qui grondait dans ses pensées. Il remarqua le livre qu’elle tenait contre elle, aux bordures argentées, et s’accrocha à ce détail pour retrouver un semblant de normalité, comme un naufragé saisissant un morceau de bois pour ne pas couler plus profondément dans ses pensées instables. Tu cherchais un endroit calme pour lire, non…? Sa voix s’était adoucie, comme si la présence même d’Hedwidge avait fait vibrer une corde qu’il croyait brisée. Un instant fugace, presque invisible, un demi-sourire affleura sur ses lèvres avant de disparaître aussi vite qu’il était venu. La tension dans ses épaules demeurait, la fatigue rongeait encore ses traits, mais dans ses yeux vairons, une lueur différente venait de naître. Une lueur qui disait qu’il ne s’attendait pas à être trouvé ici, encore moins par quelqu’un qui ne regardait pas ses failles avec jugement, mais avec une forme sincère de curiosité et de douceur. Il resta immobile, partagé entre la méfiance et l’étrange apaisement que cette rencontre inattendue faisait naître en lui, incapable de décider s’il devait se replier davantage ou laisser cette présence pénétrer le fragile chaos qui le tenait depuis des nuits entières. |
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Titre : Re : L’allée silencieuse de la bibliothèque
Créé : 10/12/2025 à 22:04:08 Désolée pour l'attente...
* La voix profonde du garçon brisa le silence des lieux. Elle était un peu rauque, comme s'il n'avait pas parlé depuis longtemps. Depuis combien de temps était-il là, tout seul ? "Comme si la bibliothèque voulait l'oublier", il avait dit. Voulait-il lui aussi être oublié, caché du reste du monde ? Mais pourquoi ? Tant de questions sans réponses. Qui sait, peut-être un jour elle comprendra ? En attendant, elle ne pouvait pas rester là, debout, au milieu de la pièce : ça la mettait très mal à l'aise, et sans doute lui également. Elle fit alors quelqus pas hésitants vers une chaise, avant de s'y asseoir. Puis, d'une voix timde, ce qui n'était pas courant chez elle, elle répondit, inutilement, à sa question : * Je... oui. * En disant cela, elle caressa machinalement la bordure de son livre. Ç'était bien pour lire tranquille qu'elle était venue. Pourtant elle avait le pressentiment qu'elle n'allait pas l'ouvrir tout de suite. On intéret pour le livre s'était envolé. Elle vivait des choses bien plus troublantes, intenses et bouversante dans sa vie a elle, comme la rencontre d'un pysterieux garçon... Elle resta comme çan un moment, observant le rouquin. Des cernes autour des yeux, il avait l'air tourmenté. son visage avait un certain charme, mais il était impossible à la Serdaigle de mettre des mots dessus. Lui aussi l'observait. Ses yeux la criblaient, et il semblait encore partagé, tout comme elle, sur l'attitude à adopter. Le silence devenait étouffant, et rester ainsi à se regarder n'arrangerait rien. Cherchant désespérément quelque chose à dire, pas trop déplacé de préférence. Elle choisit finalement de se présenter, car c'était après tout l'une des première choses à faire: * Je m'appelle Hedwidge. Enfin, mon vrai nom c'est Helena, Helena Bridge mais pour tout le monde je suis Hedwidge... et toi ? * Elle avait l'étrange sentiment d'avoir dit n'importe quoi, etd'avoir tout gaché, et éspera que ce n'était pas le cas. C'était un de ses nombreux défauts : elle manquait de tact. Et si elle avait gaché leur rencontre ? Et si il lui demandait de partir ? Et si elle avait gaspillé ce début de lien ? * ![]() vava de Wilhelmina Bronner - signa de Dragona Granger Call me Tedwidge Fière amie de Dragona et de Diane ------ Fiche éleveuse Vive le club des Zanimaux ! Rp OOOOONNNN |
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Titre : Re : L’allée silencieuse de la bibliothèque
Créé : 11/12/2025 à 06:26:08 Désolée pour l'attente...
* La voix profonde du garçon brisa le silence des lieux. Elle était un peu rauque, comme s'il n'avait pas parlé depuis longtemps. Depuis combien de temps était-il là, tout seul ? "Comme si la bibliothèque voulait l'oublier", il avait dit. Voulait-il lui aussi être oublié, caché du reste du monde ? Mais pourquoi ? Tant de questions sans réponses. Qui sait, peut-être un jour elle comprendra ? En attendant, elle ne pouvait pas rester là, debout, au milieu de la pièce : ça la mettait très mal à l'aise, et sans doute lui également. Elle fit alors quelqus pas hésitants vers une chaise, avant de s'y asseoir. Puis, d'une voix timde, ce qui n'était pas courant chez elle, elle répondit, inutilement, à sa question : * Je... oui. * En disant cela, elle caressa machinalement la bordure de son livre. Ç'était bien pour lire tranquille qu'elle était venue. Pourtant elle avait le pressentiment qu'elle n'allait pas l'ouvrir tout de suite. On intéret pour le livre s'était envolé. Elle vivait des choses bien plus troublantes, intenses et bouversante dans sa vie a elle, comme la rencontre d'un pysterieux garçon... Elle resta comme çan un moment, observant le rouquin. Des cernes autour des yeux, il avait l'air tourmenté. son visage avait un certain charme, mais il était impossible à la Serdaigle de mettre des mots dessus. Lui aussi l'observait. Ses yeux la criblaient, et il semblait encore partagé, tout comme elle, sur l'attitude à adopter. Le silence devenait étouffant, et rester ainsi à se regarder n'arrangerait rien. Cherchant désespérément quelque chose à dire, pas trop déplacé de préférence. Elle choisit finalement de se présenter, car c'était après tout l'une des première choses à faire: * Je m'appelle Hedwidge. Enfin, mon vrai nom c'est Helena, Helena Bridge mais pour tout le monde je suis Hedwidge... et toi ? * Elle avait l'étrange sentiment d'avoir dit n'importe quoi, etd'avoir tout gaché, et éspera que ce n'était pas le cas. C'était un de ses nombreux défauts : elle manquait de tact. Et si elle avait gaché leur rencontre ? Et si il lui demandait de partir ? Et si elle avait gaspillé ce début de lien ? * ![]() vava de Wilhelmina Bronner - signa de Dragona Granger Call me Tedwidge Fière amie de Dragona et de Diane ------ Fiche éleveuse Vive le club des Zanimaux ! Rp OOOOONNNN |
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Titre : Re : L’allée silencieuse de la bibliothèque
Créé : 07/01/2026 à 21:28:15 * Dothael resta silencieux quelques secondes après qu’Hedwidge eut prononcé son nom, comme si ces quelques mots avaient mis du temps à traverser le brouillard épais qui engourdissait encore son esprit. Helena Bridge. Hedwidge. Il répéta mentalement ces syllabes, non pas pour les mémoriser comme on le ferait machinalement, mais parce qu’elles s’étaient inscrites dans cet instant précis, dans ce couloir oublié, d’une manière plus profonde qu’il ne l’aurait cru possible. La voir assise à présent, moins tendue, mais toujours visiblement hésitante, modifia subtilement la dynamique de la pièce. Le silence n’était plus tout à fait le même. Il n’écrasait plus. Il observait. * [ Elle n’est pas là pour fouiller. Ni pour juger. Elle aurait déjà regardé les titres, posé des questions, ou pris ce ton curieux que prennent ceux qui veulent comprendre trop vite. Elle attend. Simplement. Et ça… ça me désarme. ] * Il passa lentement une main sur la tranche du livre qu’il venait de fermer, comme pour s’assurer qu’il était bien réel, qu’il ne disparaîtrait pas comme les certitudes qu’il croyait encore solides il y a quelques semaines. Son regard se posa de nouveau sur elle, plus attentif, moins sur la défensive, et il remarqua alors des détails qui lui avaient échappé jusque-là. La manière dont elle tenait son livre, non pas serré contre elle, mais comme une présence rassurante. La façon dont ses épaules se relâchaient à peine maintenant qu’elle s’était assise. Ce n’était pas quelqu’un d’envahissant. C’était quelqu’un qui cherchait sa place dans le silence. * * Il inspira profondément avant de parler, conscient que sa voix trahirait encore une part de son état, mais choisissant cette fois de ne pas lutter contre. Lorsqu’il répondit, son ton était toujours légèrement rauque, mais plus posé, comme si le simple fait d’être nommé avait réorganisé quelque chose en lui. * Je m’appelle Dothael. Dothael O’Connery. * Il marqua une pause, non par hésitation, mais parce que son esprit s’était brièvement accroché à ce nom, au sien, comme pour vérifier qu’il lui appartenait toujours entièrement. Ces derniers temps, il doutait de beaucoup de choses, y compris de lui-même. * * Son regard glissa un instant vers les étagères qui les entouraient, vers les livres entassés autour de lui, puis revint vers Hedwidge avec une franchise presque involontaire. * Tu n’as rien gâché. * Les mots sortirent plus spontanément qu’il ne l’aurait cru, comme s’il avait senti son malaise et choisi de l’apaiser avant même de comprendre pourquoi c’était important. Il se redressa légèrement sur sa chaise, adoptant une posture moins fermée, moins défensive, sans pour autant se donner l’illusion d’un calme total. * Je crois même que… si tu étais repartie sans rien dire, ça aurait été pire. [ Parce que j’aurais eu l’impression d’être exactement ce que je crains de devenir. Quelqu’un qu’on évite. Quelqu’un qu’on laisse seul avec ce qui le ronge. ] * Il laissa échapper un souffle discret, presque un rire étouffé, dépourvu de toute réelle joie mais chargé d’une sincérité nue. * Je suis désolé si j’ai l’air… ailleurs. Je le suis un peu, en ce moment. * Il ne précisa pas. Pas encore. Il n’était pas prêt à mettre des mots clairs sur ce qui se passait dans son corps et dans sa tête, et une part de lui craignait que le simple fait de le formuler rende tout cela plus réel, plus irréversible. Pourtant, il ne détourna pas le regard. Il la regarda droit dans les yeux, acceptant pour une fois d’être vu tel qu’il était, même imparfait, même fissuré. * * Son attention revint ensuite sur le livre qu’elle tenait, cherchant instinctivement un terrain neutre, quelque chose de simple à quoi s’accrocher pour ne pas replonger immédiatement dans ses propres tourments. * Tu lis quoi… quand tu cherches le calme ? * La question était douce, presque banale en apparence, mais pour lui, elle avait un poids particulier. C’était une manière de lui ouvrir cet espace sans l’envahir, de lui dire qu’elle pouvait rester si elle le voulait, que ce couloir n’était plus seulement un refuge pour quelqu’un qui fuyait ses pensées, mais peut-être le début d’un échange différent. Il n’y avait aucune attente cachée dans son regard, seulement une curiosité sincère et un besoin encore maladroit de contact humain. * [ Je ne sais pas si je suis prêt à laisser quelqu’un entrer vraiment. Mais pour la première fois depuis longtemps, je n’ai pas envie qu’elle reparte. ] |
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Titre : Re : L’allée silencieuse de la bibliothèque
Créé : 31/01/2026 à 10:04:00
* Hedwidge l'écouta en silence. Dothaël. Un joli nom qui sonnait agréable à la bouche. Il était probablement Irlandais, vu son nom de famille. Soulagée, elle se détendit un peu quand, comme s'il avait lut dans les ensée, il lui assura qu'elle n'avait rien gaché. Décidément, qu'avait-elle donc ? Elle avait toujours été sociable, parfois un peu timide mais quand même... Alors que là... Elle n'était pas mal à l'aise, plutôt quelque chose à mi-chemin entre être confuse, intimidée et impressionnée. Peut-être était-ce dût à son expression grave, qui lui donnait un air sérieux et un peu plus agé ? Ou alors à cette indescriptible aura qui émanait de lui, de force et de douleur ? *
* À la question de Dothaël le visage d'Hedwidge s'éclaira. Un sujet sans risque, où rien de ce qu'elle pourra dire n'aura de conséquences. Et puis, elle était contente qu'il ne se referme pas, qu'il lui laisse sa chance. Sa voix vibrait quand elle parla : * -Oh, hé bien, quand je suis vraiment SUPER énervée, je lis des livres de Michael Morpurgo, ils sont supers bien écrit, et c'est des romans un peu poétique. Sinon, ma série préférée, c'est les gardiens des citées perdues, de Shannon Messenger. J'adore l'histoire, on ne s'ennuie jamais, il y a pleins d'émotions, d'actions et de suspens ! Bon je pourrais continuer comme ça pendant des heures, mais je ne vais pas t'ennuyer. * Elle allait ajouter "Et toi ?" Mais se ravisa, se mordant la lèvre. Il ne semblait pas voulloir en parler, vu la façon dont il cachait discrètement les livres, ou leur lançait des regards furtif. Comme si ils dissimulaient une partie de lui qu'il ne voulait pas montrer. Sans doute fallait-il mieux éviter le sujet. À la place, elle décida de plutôt demander : * -Et toi, c'est laquelle ta matière préférée ? * Bon, ce n'était pas forcément la meilleure des questions, mais pas grave. Ce n'est pas comme si elle en avait des dizaines qui lui venaient à l'esprit là tout de suite. * * Mais bon. Dothaël semblait lui avoir ouvert la porte, alors autant entrer. Et puis, elle n'avait pas spécialement envie de partir. Pas par pitié, bien sûr, mais parce qu'elle voulait rester, et c'était ce qu'elle allait faire. En ésperant de ne pas causer de mal, de ne pas raviver les blessures. * ![]() vava de Wilhelmina Bronner - signa de Dragona Granger Call me Tedwidge Fière amie de Dragona et de Diane ------ Fiche éleveuse Vive le club des Zanimaux ! Rp OOOOONNNN |
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Titre : Re : L’allée silencieuse de la bibliothèque
Créé : 01/02/2026 à 01:14:53 * Dothael écouta Hedwidge sans l’interrompre, mais il sentit son attention se fixer sur sa voix avec une acuité étrange, comme si le simple fait d’entendre quelqu’un parler avec autant de naturel dans ce couloir oublié forçait son corps à se souvenir qu’il existait autre chose que la peur et la fatigue. Elle évoquait des romans moldus avec une lumière dans le regard qui contrastait violemment avec l’ambiance confinée des étagères, et ce décalage, au lieu de l’agacer, lui donna une sensation inattendue, presque douce, comme une couverture posée sur des épaules trop tendues. Il aurait pu se moquer intérieurement, se dire que tout cela n’avait rien à voir avec la magie, rien à voir avec ce qui le rongeait, mais la vérité était qu’il enviait cette simplicité. Elle parlait d’histoires, de suspense, d’émotions, comme si le monde pouvait être contenu dans des pages et refermé ensuite, sans conséquence, alors que lui avait l’impression inverse, celle d’un récit qui s’écrivait dans sa chair et refusait de s’arrêter. * [ Elle s’excuse de “continuer pendant des heures”, mais j’aimerais presque qu’elle continue. Parce que pendant qu’elle parle, je respire autrement. Et parce que pendant qu’elle parle, je ne pense pas à la cicatrice. ] * Lorsqu’elle se ravisa de demander “et toi”, il le remarqua immédiatement, non pas parce qu’il était particulièrement doué pour lire les gens, mais parce qu’il était devenu hypersensible à tout ce qui ressemblait à une prudence. Il connaissait cette manière d’éviter une porte fermée, de respecter une limite sans la nommer. Cela lui inspira une gratitude silencieuse qu’il n’exprima pas tout de suite, mais qui adoucit encore l’expression tirée de son visage. * * Puis la question tomba, simple, presque scolaire, et pourtant elle le frappa comme quelque chose de plus intime qu’elle n’en avait l’air. * Ma matière préférée… * Il répéta les mots à mi-voix, comme s’il les testait. Ses doigts, toujours posés sur la couverture du livre fermé devant lui, se crispèrent légèrement, puis se relâchèrent. Il détourna un instant le regard vers la lueur d’une lanterne, suivant le mouvement lent de la flamme enchantée, cherchant une réponse qui ne sonne pas faux. Depuis l’attaque, tout lui semblait faux dès qu’il s’agissait de parler de lui comme d’un élève “normal”, avec des préférences et des petites habitudes de château. * * Pourtant, il répondit, et sa voix, bien que toujours voilée de fatigue, se fit plus stable. * Avant… j’aurais dit la Botanique. * Il se surprit lui-même à laisser échapper cette confession, et cela le força à poursuivre, comme si avoir ouvert une brèche l’obligeait à la remplir, à la rendre cohérente. Il posa la main à plat sur le livre, non pour le cacher, mais comme pour s’ancrer. * J’aimais l’idée qu’il y ait quelque chose de vivant qui ne ment pas. Une plante pousse ou elle meurt. Elle réagit ou elle ne réagit pas. Ce n’est pas comme les gens, ce n’est pas comme les couloirs, ce n’est pas comme… les ombres. * Il se tut une seconde, conscient d’avoir glissé trop près de ce qu’il ne voulait pas nommer. La cicatrice pulsa faiblement, ou peut-être était-ce sa propre mémoire qui pulsait avec elle, et il sentit une irritation sourde tenter de remonter, prête à s’accrocher à n’importe quel mot maladroit pour se transformer en colère. Il ravala cette montée, serrant la mâchoire, puis la desserra volontairement. * [ Ne t’emporte pas. Pas devant elle. Pas pour une question gentille. Pas maintenant. ] * Il reprit, plus bas, comme si le couloir entier pouvait comprendre et se nourrir de ce qu’il allait dire. * Mais ces derniers temps, je crois que… c’est la Défense contre les Forces du Mal. * Son regard revint sur Hedwidge, plus direct, plus nu. Il ne cherchait pas à paraître impressionnant. Il cherchait à être honnête, même si cette honnêteté lui donnait l’air plus sombre qu’un simple première ou deuxième année ne devrait l’être. * Pas parce que c’est glorieux, ni parce que je me prends pour un héros. Juste parce que j’ai besoin de comprendre ce qui peut frapper quelqu’un sans prévenir. De savoir comment on se protège quand on n’a pas le choix. Et parce que… * Il inspira lentement. Ses yeux glissèrent malgré lui vers les piles de livres, vers les titres craquelés, vers les pages qu’il avait dévorées sans les comprendre. * …parce que j’ai l’impression que si je ne comprends pas, quelque chose en moi va finir par décider à ma place. * La phrase resta suspendue, lourde, mais il ne la retira pas. Il avait conscience d’avoir laissé entrer Hedwidge dans un fragment de son inquiétude, et une part de lui s’en voulait presque, comme si cela risquait de la salir, de la toucher, de l’entraîner trop près. Une autre part, plus enfouie, sentit au contraire un soulagement minuscule, le simple fait d’avoir posé une vérité à voix haute, même incomplète. * * Il s’efforça alors de ramener un peu de douceur dans l’échange, non pas pour fuir, mais pour ne pas la laisser seule face à cette intensité qu’il venait de déposer entre eux. * Et toi, Hedwidge… à part lire, qu’est-ce qui te fait te sentir à ta place ici ? * Il accompagna la question d’un mouvement presque imperceptible de la main, comme pour élargir l’espace entre eux, lui offrir une sortie, une respiration. Il ne voulait pas la coincer dans son malaise. Il voulait qu’elle sache que, dans ce couloir oublié, elle pouvait être autre chose qu’une intruse ou qu’un témoin de son trouble. Elle pouvait être simplement elle-même, et pour une raison qu’il ne s’expliquait pas encore, cela lui semblait précieux. * |
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Apprentie ![]() ![]() 2e année
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Titre : Re : L’allée silencieuse de la bibliothèque
Créé : 17/02/2026 à 16:49:21
* En silence, Hedwidge écoutait Dothaël parler. Elle ne s'attendait pas à des réflexions aussi profondes : ce n'était pas des réponses comme "j'aime le vol parce qu'on s'amuse" ou encore "de toute façon c'est nul les cours" ou tout simplement "mmh... métamorphose". Il allait jusqu'au bout de sa pensée, révélant des choses qu'elle n'avait jamais remarqué, et parlait avec une sorte de poésie. Il avait eu un moment d'hésitation, probablement pour la même raison qu'il cachait ses livres, ou même qu'il était présent dans ce couloir oublié. *
* La défense contre les forces du mal. Ce changement aussi semblait lié à cette raison. Il semblait vouloir se justifier, comme si il ne voulait pas être pris pour une de ces personnes qui se prennent pour des aurors.Il avait juste "besoin de comprendre ce qui peut frapper quelqu’un sans prévenir". Cette phrase plus que toutes semblait un grand secret, non, un poids sur les épaules de Dothaël. Puis s'ensuivit quelques secondes de lourd silence. Heureusement, il la sauva avec sa question : * - Hum, et bien, la nourriture est super bonne, il y a une bonne ambiance, et les lits sont confortables. Mais... je pense que ce qui me fait me sentir vraiment chez moi, ce sont mes amis. Il sont toujours là pour moi, que ce soit pour rigoler, pour m'aider ou pour me consoler. [ Oups, la boulette. Ohlala, je pourrais donc jamais arrêter d'être maladroite comme ça tout le temps ? D'abord, je lui demande quasiment ce qu'il lit, alors que ça crève les yeux qu'il veut pas en parler. Et maintenant, je lui parle de mes amis, alors qu'il est tout seul et visiblement il en aurait besoin ? Mais quelle grosse imbécile ! À tous les coups je l'ai vexé, il va me demander d'aller les rejoindre mes amis et... ] * Elle tenta de se rattraper : * Mais, heu, je suis toujours contente d'avoir de nouveaux amis, si tu veux. Fin, je veux dire, heu, je suis dispo, quoi. * Aïe, ce n'était pas vraiment autant une invitation que l'aiglonne ne l'aurait voulu. Décidément, elle et le tact, ça faisait deux. * ![]() vava de Wilhelmina Bronner - signa de Dragona Granger Call me Tedwidge Fière amie de Dragona et de Diane ------ Fiche éleveuse Vive le club des Zanimaux ! Rp OOOOONNNN |
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![]() ![]() 2e année
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Titre : Re : L’allée silencieuse de la bibliothèque
Créé : 27/04/2026 à 05:23:59 * Dothael resta immobile en écoutant Hedwidge, mais quelque chose dans son regard changea lorsqu’elle parla de ses amis. Ce ne fut pas de la jalousie, ni même une vraie blessure, plutôt une sorte de pincement discret, profond, qui vint toucher un endroit en lui qu’il évitait soigneusement depuis quelque temps. Il ne lui en voulut pas. Au contraire, la maladresse presque paniquée avec laquelle elle tenta de se rattraper rendit ses paroles plus sincères encore, comme si elle venait de lui tendre une main sans savoir exactement comment la positionner pour ne pas le brusquer. * [ Elle croit avoir fait une erreur. Elle pense qu’elle m’a blessé. Mais ce n’est pas sa faute si certains mots appuient là où ça fait déjà mal. ] * Il baissa les yeux vers ses mains, qui s’étaient crispées sans qu’il s’en rende compte sur le bord de son livre, puis il força doucement ses doigts à se détendre. La colère qui grondait souvent en lui ces derniers temps ne trouva pas de prise sur elle. Hedwidge n’avait pas parlé avec cruauté. Elle avait parlé avec cette spontanéité étrange des gens qui n’essaient pas de paraître plus forts qu’ils ne le sont, et cela, Dothael ne savait pas encore s’il devait s’en méfier ou s’y attacher. * Tu n’as pas dit quelque chose de mal. * Sa voix était basse, mais plus nette qu’avant, comme s’il avait compris qu’il devait répondre rapidement avant qu’elle ne s’enfonce davantage dans son propre malaise. Il releva lentement les yeux vers elle, et même si la fatigue assombrissait encore son visage, son expression n’avait rien de froid. * Parler de tes amis, ce n’est pas une maladresse. C’est même plutôt… rassurant, je crois. Ça veut dire que tu as trouvé quelque chose ici qui te tient debout. * Il eut un léger sourire, discret, presque fragile, mais bien réel. Ce sourire n’effaçait pas les cernes, ni la tension dans ses épaules, mais il donnait à son visage une douceur qu’il n’avait pas eue depuis le début de leur échange. * Et je ne vais pas te demander d’aller les rejoindre simplement parce que tu les as mentionnés. Ce serait idiot. Et un peu injuste aussi. [ Parce que si quelqu’un me proposait de rester, même maladroitement, peut-être que je n’aurais pas le courage de refuser. ] * Il inspira lentement, puis son regard glissa une seconde vers les étagères chargées d’ouvrages. Ces livres avaient été son refuge, mais aussi son piège. Plus il les lisait, plus il s’enfermait dans des réponses qui n’en étaient pas vraiment. Hedwidge, elle, n’avait apporté aucune solution, aucune formule, aucun remède. Pourtant, sa présence rendait le couloir un peu moins étouffant. * Je ne suis pas très doué pour ça, avoua-t-il avec une sincérité presque prudente. Les nouveaux amis, je veux dire. J’ai tendance à trop réfléchir, à trop observer, à me demander ce que les gens veulent vraiment avant même de leur laisser une chance. * Il marqua une pause, le temps de choisir ses mots avec soin, parce qu’il ne voulait ni l’effrayer ni lui faire croire qu’il attendait d’elle quelque chose de trop lourd. Hedwidge lui semblait lumineuse d’une manière simple, et il refusait de transformer cette rencontre en confession trop sombre. * Mais si ce que tu voulais dire, c’est que je peux te reparler sans avoir l’impression de déranger… alors oui. J’aimerais bien. * Son regard revint vers elle, plus stable, moins fuyant. Il y avait encore de la prudence dans ses yeux, mais aussi une reconnaissance silencieuse, celle d’un garçon qui n’avait pas demandé d’aide mais qui venait d’en recevoir une forme inattendue. * Et pour ce que ça vaut, Hedwidge… Tu n’as peut-être pas trouvé les mots que tu voulais, mais ton intention était honnête. Je préfère largement ça à quelqu’un qui trouve toujours les mots parfaits mais ne pense rien de ce qu’il dit. * Il se permit alors de repousser légèrement l’un des livres posés devant lui, non pas assez pour révéler complètement ce qu’il cherchait, mais assez pour ne plus donner l’impression qu’il voulait dresser une barricade entre eux. Le geste était petit, presque invisible, mais pour Dothael, il avait le poids d’une décision. * Alors… si tu veux rester un moment, tu peux. Tu peux lire, parler, ou ne rien dire du tout. Ce couloir est assez grand pour deux personnes qui cherchent un peu de calme. [ Et peut-être que moi aussi, j’ai besoin d’apprendre à ne pas toujours traverser les endroits sombres seul. ] |
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